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Le glaive de la justice n'a pas de fourreau [Privé Bash]
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Mer 11 Nov - 1:00

Le glaive de la justice n'a pas de
fourreau



Feat Bash Molrich.



Le vent soufflait paisiblement sur la forteresse capricieuse du Conseil Magique. Les nuages dansaient gentiment sur les tourelles frappées constamment par la chaleur insupportable de l'astre diurne qui trônait fièrement dans le magnifique bleu du ciel. Aucun cumulonimbus à l'horizon, il n'y avait qu'une éternelle étendue d'azur sur le vaste Pays d'Arcadia. Adossée contre l'un des murets du parc jouxtant les locaux de la division de régulation, je me laissais tomber dans le mou du sol pour expirer ma fatigue lasse. Mon nom n'avait de cesse de retentir et les roches abîmées de mon piètre rempart improvisé me protégeaient de ces subalternes assommants. J'attrapai mon épée pour trouver le courage de lutter sans relâche contre une administration fastidieuse et j'endossai la cape blanche qui me distinguait des lieutenants ou des jeunes recrues. Mes sourcils se fronçaient d'agacement et je serrais mes dents en marmonnant quelques râlements contre les réunions interminables qu'organisaient les pontifes de la sacro-sainte institution. Sortant de ma zone d'ombre en revêtant mon manteau, je commençais ma course effrénée vers le fin fond de cette immense citadelle.

- Bash : « Oblige. » 

Mon nom retentit et la surprise fit sursauter mon pauvre petit cœur déjà bien emballé par cette escapade peu flatteuse. La peur me fit lâcher le poing que je tenais fermement dans le creux de ma main et le son de cette voix que je pourrais reconnaître entre cent provoqua un long frisson attisant la flamme de ma fureur. Lentement, mon regard se posa en direction de la silhouette interpellante. Les bras croisés, les yeux sévèrement plissés à mon égard et les lèvres pincées, prêtes à provoquer de nouveau chez moi une colère inévitable. Son regard était effrayant et il s'abattait sur moi comme la foudre fend un arbre en deux. Un mélange de crainte et de colère me faisait serrer les poings mais, rapidement, la raison me ramena face à la réalité de ma fonction et je n'avais plus vraiment d'autres choix que d'engager une conversation qu'il semblait vouloir entretenir avec moi.

- Agnès : « Capitaine Molrich. Que me vaut cet honneur ? » 

Sa voix résonnait dans mon esprit et je ne pouvais m'empêcher de crisser des dents à ces vielles allégations qu'il portait inlassablement sur moi. Il râlait souvent mais c'était comme ça qu'il montrait son affection disait-on, personnellement je ne voyais chez lui qu'un chevalier sans âme. Sa présence, sa philosophie et la façon qu'il avait d'être si barbare et horrible lorsqu'il tuait quelqu'un. Bash représentait tous ces militaires véreux que je détestais gamine. Il avait une force féroce, une croyance immuable en son destin et malgré tout, il agissait comme une vulgaire et pathétique bête assoiffée de mort. Ce n'était pas juste, il n'avait pas sa place dans ce conseil, ne serait-ce que pour tout ce qu'il avait contribué à détruire dans ce pays. Je n'avais que le combat sur les lèvres. Je ne pensais qu'à ça et je fus au final incapable de me défendre, incapable de défendre ma famille et mon pays. Tout était vain, rien n'avait de réelle importance puisque quoiqu'on fasse, quoiqu'on rêve, malgré toute la volonté qu'on y mettait, on finissait tous par crever bêtement. J'aurais voulu être plus forte, j'aurais voulu avoir ce petit plus me permettant d'y croire encore un peu plus longtemps. Tout s'écroulait autour de moi, ma réalité se perdait sur cette décadence qui poursuivait sa course effrénée. La vie continue et plus on avance dans cette triste existence plus on perd tout ce qu'on arrive à construire. Il ne reste que des vagues souvenirs et surtout une harassante souffrance qui emporte tout sur son passage virulent.

Pourquoi continuer à me battre ? La liberté, voilà tout ce qui importait vraiment. Voilà tout ce qui comptait dans l'existence d'un Homme. Dès lors, mes convictions s'armèrent d'une obligation. C'était à mon tour de changer les choses, à mon tour d'embraser ce monde de mon rêve et d'accomplir ce que tout Homme se doit d'accomplir. Si j'avais pu, je crois que je l'aurai tué à cet instant, mon épée au travers de sa gorge. Il était trop tôt pour faire couler le sang de la citadelle, mais il était déjà trop tard pour accorder le pardon à ces hommes dont la seule vocation était de tuer. J'étais une chevalière, je savais me battre et mes idéaux me poussaient à croire que je ne devais pas céder à la faiblesse et poursuivre cette justice qui m'était chère. Animée par cette flamme ardente, je ne cessais de provoquer le capitaine de la « meute » et cette rivalité m'avait poussé à ne jamais me défiler, à toujours défendre les intérêts des citoyens quel qu’en soit le prix à payer.

© Halloween


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Mer 11 Nov - 15:29
« Le glaive de la justice n'a pas de fourreau»

"Oblige."


C'était une très belle journée, il faisait beau, le soleil était encore haut dans le ciel, j'étais convoqué pour une réunion des hauts-gradés, c'était le principal problème du grade de capitaine : moins de traque, plus de réunions. Enfin, je n'avais pas à me plaindre, je pouvais vivre sans avoir à faire les missions destinées aux bouseux de mage indépendants. Je devais rejoindre la réunion dans une petite heure, détestant être en retard, je partis en avance, me posant contre un mur de la citadelle en attendant que le temps passe, j'observais les jeunes recrues qui discutaient dans les couloirs extérieurs, qui étaient à l'air libre, de la citadelle, lorsqu'ils passaient devant moi, la plupart me saluaient, les autres, souvent extérieurs à ma division, préféré se faire petit et passer comme si de rien n'était. Pas que ça me dérageait, mais bon, je connaissais ainsi dire personne, certains craignaient les légendes urbaines sur moi, d'autres voulaient s'attirer mes grâces pour monter en grade et le reste ne s'occupait pas de moi. J'observais trois soldats de ma division, ils discutaient à côté du couloir, parlant de leurs récentes missions. Je soupirais, si seulement je pouvais avoir plus de missions...
C'est ainsi que pendant près d'un quart d'heure, j'observai les différentes personnes passant par là, réfléchissant à tout et à rien. Me posant des questions, y répondant, ce genre de choses. C'est à ce moment qu'Agnès Oblige, capitaine de la division de régulation fit son apparition, elle ne m'aimait pas, chose que je pouvais deviner aisément par son changement de rythme cardiaque et ses réflexes physiques lorsqu'elle me voyait. Si elle le pouvait, je suis certain qu'elle me tuerait sur-le-champ. Et évidemment, je n'avais pas mon casque, pourquoi faire après tout ?

"Oblige."

Elle tourna la tête dans ma direction, prenant cet air qui vous dit clairement qu'elle ne vous aime pas, cet air qui vous dit "j'aurait préféré ne pas te voir" puis elle répondit.

"Capitaine Molrich. Que me vaut cet honneur ? "

De la peur, de la colère et une pointe de non-consentement se sentait dans cette voix qui se voulait fier et droite. Malheureusement, j'étais l'homme type pour discerner ce genre de chose. Elle devait penser comme les recrues. "Bash Molrich est un capitaine sanguinaire, une bête enragée se salissant les mains pour les guildes noirs" ... Tss, elle était vraiment comme les autres une femme sans volonté de creuser, se basant sur des dires. Pas que l'image que je donne, ne me fasse quoique, se soit, cependant observer ce genre de réaction cher quelqu'un qui ne vous connait pas est assez crispant.

"J'aurai dû m'en douter... Une réaction défensive typique, la main prête à frapper, le corps en position relative de garde et le regard fixe. Vous êtes comme je l'ai entendu dire, une femme douée."


Pas que l'image que je donne, ne me fasse quoique, se soit, cependant observer ce genre de réaction cher quelqu'un qui ne vous connait pas est assez crispant.

"Vous connaissez très certainement l'histoire du loup et des brebis, c'était ma favorite étant gamin. Le loup protégeant les petites brebis innocente qui finissent par se salir les mains, tuant celui qu'elles pensaient être leur ennemi. Une fois le loup mort, le boucher, que le défunt loup empêcher d'entrer vint, un homme d'apparence gentil. Chaque jour, une brebis disparait depuis lors. "

Je commençais à ricané tout bas, observant la capitaine, qui ne semblait pas calmer par mes propos.

"Je suis un loup, vous êtes une bergère, vous ne m'aimez pas. J'accepte ceci, mais nous pourrions tout de même discuter. Après tout, nous protégeons tout deux les brebis. Vous ne pensez pas ?"


Les chances pour qu'elle accepte simplement étai largement inférieurs à zéro, cependant, je voulais mieux connaître cette femme froide et vive comme son arme. C'était le moment propice, une belle journée et un rassemblement de moindre importance des capitaines de division.
Agnès Oblige

Pseudo
Petite info Hors Rp ?
Par Ryuu Seiko Dragneel pour Fairy Tail Rebellion

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Mer 11 Nov - 19:49

Le glaive de la justice n'a pas de
fourreau



Feat Bash Molrich.



Du haut de son perchoir, le sombre corbeau noir regarde les battements virulents de l'affrontement qui fait rage. Ses yeux perçants sondent chaque parcelle du théâtre sanglant repérant la chair abondante et tendre de son futur festin. Il est bientôt rejoint par d'autres charognards sur pattes, tous ces subalternes affamés qui vous suivent, impatients, sur les chemins sinueux de votre existence en quête d'une promotion. Les secondes passent, et les pions jonchent le sol. Bientôt le bruit sourd et constant du massacre s'estompe doucement au profit de la brise diurne qui apaise l'atmosphère putride. Le temps soulage les maux et il ne faudra que quelques jours armés de ses perpétuelles rafales de vents pour que tout ça ne soit qu'un mauvais souvenir ensevelit par l'indomptable étendue de dossiers à remplir. Le sombre corbeau noir prend son envol et désormais il n'y plus que le battement de ses ailes qui rompt le silence. Il se pose sur le cadavre encore frais et sanglant des dépouilles d'un détenu et son bec vient picorer la chair déchirée. Immobile et paralysée par l'incroyable peur qui tétanise chacun de mes membres, je l'observe avec une certaine fascination terrifiante. Ses yeux noirs et luisants, son plumage sombre et obscur, son cri fendant l'air en deux, il me rappelle tous ces charognards se régaler du massacre de l'Homme. Libres, ils viennent récupérer les restes sans se préoccuper de quoique ce soit. Et soudainement, je me rends compte que la nature, elle-même, se nourrit des erreurs humaines. Avant de briser le silence, je range ma lame dans son fourreau, laisse s'échapper un vague soupir et regarde avec fermeté l'assassin qui se tenait devant moi.

- Agnès : « Vous ne savez rien, Bash Molrich. » 

Je ne lui serre pas la main car rapidement la colère me gagne et me prive de tout discernement. On resta quelques secondes comme ça avant que je ne continue ma route et que je ne fuis à nouveau. Ensevelie sous cette immense et sombre envie chaotique, je me laisse tomber dans la chaleur retrouvée de ma légendaire chevalerie. Tiraillée par la colère, il ne reste que ces pauvres mots rachitique qui ne combleront même pas une once de ma vengeance. L'exécrable goût réside dans le fond de ma gorge qui avale les morceaux aérés de ma piètre tirade. La justice me force à terminer et c'est là l'unique mission de la journée. J'étais quelque pas derrière lui et nos dos se faisaient face. Des recrues nous épiaient de toute part, se propageant comme la peste dans les faubourgs misérables de nos cités. Je ne pouvais pas partir ainsi, je ne pouvais pas lui octroyer une victoire aussi facile. Je le détestais.

- Agnès : « Je ne savais pas que les loups aimaient gaspiller leur salive. L'histoire se répète sans cesse, mais les hommes ne peuvent pas revenir dans le passé. Je ne suis ni une bergère, ni une brebis. Je vis de façon à ne jamais avoir de regrets, je vis pour que mes rêves se réalisent. Je suis l'épée qui changera le monde. Alors viens, je t'attend. Allons à la salle d'entraînement et cessons de tergiverser, l'acte a bien plus de poids que la simple parole. » 

J'avais pu observer ce monde, ces soldats, ces rebelles, toutes ces personnes combattant et laissant derrière eux les conséquences maladroites d'un conflit sans fin. La liberté devenait individuelle et le rêve s'éteignait peu à peu dans le cœur des gens. La réalité oppressait et frappait ce monde décadent et il était grand temps qu'on agisse. Il était grand temps de changer l'ordre des choses. Je ne voulais plus survivre, je ne voulais plus subir, je voulais vivre et rêver.

Je veux accomplir ma destinée.

© Halloween


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