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Excursion nostalgique au pays dévasté ! [PV Cooper]
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Sam 31 Oct - 3:48
Une matinée banale pour une journée qui allait l'être un peu moins. Levé aux aurores comme à son habitude, le Roi de Dark Chess vaquait à ses occupations dans ses quartiers tandis que la guilde était encore endormie. C'était de loin son moment préféré de la journée : Loin des intrigues politiques, de la chasse aux mages blancs et de la régence d'une guilde noire remplie de psychopathes qui constituaient son lot quotidien, il n'était dans ces moments qu'un type banal qui nourrissait ses quarante chats, qui prenait son petit déjeuner au calme, et qui lisait son journal. Tiens d'ailleurs, en parlant de ça, il était où ce putain d'journal ? Irrité par le manque de ponctualité du facteur attitré du château, il entama une partie d'échecs contre lui même, non sans oublier d'ouvrir la terrasse de sa chambrée donnant sur un petit jardin intérieur pour ne pas être dérangé par les chats en convalescence qui se frottaient à lui et les jeunes chiots abandonnés qui lui réclamaient sans cesse de jouer avec eux. Son soupir résonna dans la pièce, laquelle collait parfaitement au cliché que l'on pouvait se faire d'une chambre de maître de guilde classique : Outre la grande terrasse d'où on ne pouvait voir l'intérieur de la chambre grâce aux épais rideaux en satin blanc qui la protégeaient, on y trouvait un bureau imposant en ébène noyé sous la paperasse faisant face à la porte des quartiers, une extrémité réservée à la literie et aux armoires dissimulée derrière un paravent, un panneau d'investigation retraçant l'itinéraire de certains mages blancs notables voire de guildes entières... Le tout dans un cadre simple et sobre qui viendrait presque à en faire oublier qu'il s'agissait là des quartiers du maître de la guilde noire la plus redoutée du monde. Toujours en pleine partie, la porte toqua, ne manquant pas de le tirer de ses pensées.

« Votre journal, Master. »

Aussitôt, ledit journal glissa sous la porte renforcée par une protection magique, avant d'être attiré par l'attraction gravitationnelle d'un Kagami qui avait trop la flemme de se lever pour simplement le ramasser. A nouveau, le mage noir soupira, comme déçu des nouvelles qu'on lui proposait. Non, vraiment, rien que les gros titres indiquaient que partout dans le monde cette journée était d'un banal à faire crever d'ennui un moine. C'est ce qu'il pensa jusqu'à que son œil soit attiré par un petit encadré que la plupart des personnes prenait le soin de zapper : Les informations relatives à Mu, le pays dévasté. Il n'avait pas vraiment la fibre patriotique, mais il était toujours curieux de savoir ce qui pouvait se passer dans ce bout de terre inhospitalier qui l'avait vu naître et qui lui avait fait connaître ses premières joies et déceptions. D'abord curieux, son œil ne tarda pas à se plisser, indiquant que sous son masque le masque fronçait les sourcils sous le coup d'un certain énervement. « La Compagnie »... Un nom qu'il n'avait pas entendu depuis des années et qu'il aurait préféré ne jamais réentendre. « Groupe jadis connu pour ses activités pouvant aller jusqu'au haut banditisme, au pillage et au meurtre, a su étendre son activité dans des secteurs légaux tout en conservant son poids dans les milieux clandestins, à tel point qu'elle est devenue aujourd'hui l'une des factions les plus prometteuses du moment. Notre envoyé sur place peut notamment nous affirmer qu'elle prévoit d'étendre son activité aux autres pays d'ici quelques mois, voire quelques semaines. ». Ses yeux affichaient désormais un rouge vif révélateur de sa condition actuelle. Tremblant littéralement sous le coup de la colère, l'homme masqué se leva d'un coup, ne prenant même pas le temps de remettre à leur place les pièces de son échiquier, pour se diriger jusqu'à son bureau. D'un coup sec et dénué de toute considération, il envoya valser une pile de document qui y était posée, ce qui eut pour effet d'effrayer les animaux qui n'étaient pas sortis sur la terrasse, avant de remplir ce nouvel espace vacant d'une pile de papiers jaunis sortis d'un tiroir de son bureau. Son encrier mis en place, il se mit à écrire frénétiquement, tout en ne marmonnant qu'on seul mot :

« Bando... »

Deux semaines passèrent. Deux semaines durant lesquelles le mage noir ne sortit que peu de sa chambre, et lorsqu'il le faisait, ce n'était que pour assurer la continuité et la mise en place de son plan. Il était fin prêt. A quoi ? Il ne le savait pas exactement, même s'il en avait déjà une petite idée. Avant de quitter sa chambre, baluchon sur le dos, il sortit de son étui Kagaswag, une petite entité robotique d'à peine cinquante centimètres de haut à l'effigie du Roi de Dark Chess confectionnée par l'équipe de recherche du château. Ne sachant que prononcer le mot « Swag », cette sentinelle avait pour mission de nourrir les animaux, de jouer avec eux, de faire le ménage, et de protéger les quartiers du maître en cas d'intrusion. Heh, il fallait au moins ça au putain de chef de Dark Chess. Prenant soin d'activer le mécanisme magique scellant la porte de sa chambre, le mage se mit à progresser dans les allées du château, sous les yeux interloqués des rares occupants qu'il rencontra qui devaient penser que l'absence de leur maître devait être due à une puissante chiasse. Cette pensée suffit à égayer suffisamment Kagami pour qu'il puisse reprendre sa démarche de bouffon habituelle, jusqu'à descendre deux étages pour arriver aux quartiers des Fous. Navigant de porte en porte pour trouver celle qui l'intéressait, il finit par s'arrêter net face à la plaque où était gravée le nom de la personne qu'il recherchait : Cooper Kaine.

En utilisant son passe-partout lui permettant d'ouvrir toutes les portes du château, l'homme masqué s'introduisit dans les quartiers du Dragon Slayer sans même frapper. Ce tablard dormait encore, bordel ! Bon, pas étonnant vu l'heure : Le soleil était à peine en train de se lever et les petits oiseaux chanteraient si il y en avait dans le coin. Toutefois, l'homme masqué ne ressentit aucune gêne à tirer les rideaux pour laisser entrer les premiers rayons du soleil, puis à ouvrir les fenêtres avant de se mettre à chanter tel un rossignol en rut. Cette cacophonie, aussi agréable aux oreilles que le bruit d'une assiette grattée par une fourchette, ne manqua pas de réveiller les occupants de toutes les chambres alentours. Fier de son effet, Kagami écoutait maintenant les complaintes de ses subordonnés : « Arrêtez ça, putain, z'avez pas vu l'heure ?! », « Si j'chope ce putain d'connard, il est mort ! Mort ! », « Oï, ça vient de chez Kaine ! On va t'choper ! », et autres gentillesses. Perché sur le rebord de la fenêtre, l'homme masquait riait aux éclats en se tenant les côtes, jusqu'à que le Dragon Slayer finisse par venir à sa rencontre.

« Ooooh, z'êtes réveillé, sempai ! Kihi ! Z'aviez l'air d'vachement bien dormir, alors j'ai pensé qu'un réveil en musique et en douceur vous ferait pas d'mal, haha ! Bon allez, bougez vot' cul et habillez-vous, on part à Galimède, vous savez, la grande ville portuaire de Mu où tout peut s'vendre, même les gugus ! Hop ! Direction téléporteurs, j'vous raconterai tout une fois sur place quand on ira s'poser dans une taverne du coin, à la fraîche entre couilles, kéhé ! »


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